Hantavirus en France : situation 2026, cas, régions et mesures officielles

En France, l'hantavirus circule de manière endémique via la souche Puumala (campagnol roussâtre, 100 à 200 cas annuels dans le quart nord-est) selon Santé publique France. Depuis mai 2026, un cluster d'hantavirus Andes importé est suivi sur le territoire national (9 cas confirmés et 22 contacts sous surveillance au 13 mai 2026), lié au navire d'expédition polaire MV Hondius. L'arrêté du 9 mai 2026 et le DGS-Urgent n° 2026-04 organisent la surveillance des cas contacts pendant 42 jours. L'OMS (DON599, 11 mai 2026) évalue le risque global comme faible. Cette page est mise à jour à chaque évolution des chiffres officiels.

Hantavirus en France 2026 : carte du quart nord-est, zone d'endémie historique du virus Puumala, et suivi du cluster importé Andes lié au MV Hondius
Hantavirus en France : 100 à 200 cas Puumala annuels endémiques dans le quart nord-est et cluster importé Andes (MV Hondius) suivi depuis mai 2026. Sources : Santé publique France, Institut Pasteur, OMS DON599.
Indicateurs clés hantavirus en France (au 13 mai 2026)
Indicateur Valeur Source officielle
Cas annuels moyens (Puumala) ~ 100 à 200 Santé publique France
Cas T1 2026 (Puumala) 19 confirmés CNR Hantavirus (Pasteur)
Régions endémiques Quart nord-est (4 régions) Santé publique France
Cas cluster MV Hondius (Andes) 9 confirmés au 13/05/2026 SpF / DGS-Urgent
Contacts MV Hondius en surveillance 22 personnes SpF / arrêté 09/05/2026
Létalité Puumala (FHSR) Inférieure à 1 % SpF / ECDC / Pasteur
Létalité Andes (SPH) 30 à 38 % CDC
Quarantaine contacts 42 jours Légifrance JORF 09/05/2026
Risque global évalué Faible OMS DON599 (11/05/2026)

Situation hantavirus en France au 16 mai 2026

La situation de l'hantavirus en France comporte aujourd'hui deux volets distincts. Un volet endémique historique : la circulation annuelle stable du virus Puumala dans le quart nord-est, observée et quantifiée depuis plusieurs décennies par Santé publique France et le Centre National de Référence (CNR) à l'Institut Pasteur. Un volet exceptionnel : le cluster importé d'hantavirus Andes lié au navire d'expédition polaire MV Hondius, identifié en mai 2026, qui a déclenché des mesures sanitaires renforcées au niveau national.

Les deux situations relèvent de la même famille virale (genre Orthohantavirus) mais correspondent à deux souches distinctes, deux réservoirs animaux différents et deux tableaux cliniques de gravité variable, comme le détaille l'ECDC dans sa factsheet hantavirus.

Cas hantavirus Puumala : moyenne annuelle et données 2026

Selon Santé publique France, la circulation endémique du virus Puumala sur le territoire français représente 100 à 200 cas confirmés par an en moyenne. Le nombre exact varie selon les années avec des cycles épidémiques de 2 à 4 ans, corrélés à la pullulation du campagnol roussâtre dans les massifs forestiers du nord-est. Les années de forte pullulation (par exemple 2005, 2012, 2017) peuvent dépasser 250 cas, tandis que les années creuses descendent sous 80 cas.

« L'hantavirus présent en France est principalement le virus Puumala, transmis par le campagnol roussâtre. La maladie sévit essentiellement dans le quart nord-est du pays. »

Santé publique France, Hantavirus : la maladie (consulté le 16 mai 2026)

Au premier trimestre 2026, le Centre National de Référence Hantavirus de l'Institut Pasteur a confirmé 19 cas Puumala, en ligne avec la moyenne saisonnière. Toute personne diagnostiquée présente une fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR), forme modérée à sévère de l'infection.

Cluster hantavirus Andes : foyer MV Hondius (mai 2026)

Le foyer importé d'hantavirus Andes a été notifié par l'Organisation mondiale de la santé dans son Disease Outbreak News DON599 publié le 11 mai 2026. Il concerne des passagers et membres d'équipage du navire d'expédition polaire MV Hondius ayant séjourné en Patagonie (Argentine, Chili).

« As of 11 May 2026, the World Health Organization has been notified of 10 confirmed cases of Andes orthohantavirus among passengers and crew of an Antarctic expedition cruise vessel, the MV Hondius. »

OMS, Disease Outbreak News DON599 (11 mai 2026)

Au 13 mai 2026, 9 cas confirmés ont été identifiés sur le territoire français selon Santé publique France, et 22 personnes contacts font l'objet d'une surveillance active jusqu'au terme de la période d'incubation, conformément à l'arrêté du 9 mai 2026. Pour le détail au jour le jour, consulter notre chronologie complète du cluster MV Hondius et notre suivi du bilan France du cluster Andes.

« Au 13 mai 2026, neuf cas confirmés d'infection à hantavirus Andes ont été identifiés sur le territoire français, et vingt-deux personnes contacts font l'objet d'une surveillance active jusqu'au terme de la période d'incubation. »

Santé publique France, point de situation hantavirus Andes (consulté le 16 mai 2026)

Surveillance par le Centre National de Référence (Institut Pasteur)

Le Centre National de Référence des Hantavirus est hébergé à l'Institut Pasteur sous mandat du ministère de la Santé. Il assure les confirmations diagnostiques, le séquençage des souches et la veille internationale.

« Le Centre National de Référence des Hantavirus assure le diagnostic biologique des infections à hantavirus et la surveillance épidémiologique en France métropolitaine et dans les départements et régions d'outre-mer. »

Institut Pasteur, CNR Hantavirus (consulté le 16 mai 2026)

Le CNR Hantavirus travaille en lien étroit avec Santé publique France pour la consolidation des données nationales, avec l'ECDC pour la surveillance européenne, et avec l'OMS pour la coordination internationale. La recherche est appuyée par l'ANRS Maladies Infectieuses Émergentes.

Cartographie : régions et départements touchés par l'hantavirus en France

La distribution géographique du virus Puumala en France suit celle de son réservoir naturel, le campagnol roussâtre (Myodes glareolus), abondant dans les massifs forestiers feuillus du quart nord-est. Quatre zones d'endémie historiques concentrent la majorité des cas selon Santé publique France.

Hauts-de-France et Ardennes : épicentre historique

Les départements des Ardennes, du Nord et de l'Aisne forment l'épicentre historique de la circulation du virus Puumala en France. Les forêts ardennaises et thiérache, riches en hêtraies et chênaies, abritent des populations denses de campagnols roussâtres. Notre page dédiée détaille la situation dans cette zone : hantavirus dans les Ardennes et hantavirus en Hauts-de-France.

Grand Est, Champagne-Ardenne et Bourgogne-Franche-Comté

Le Grand Est (anciennement Champagne-Ardenne et Lorraine) concentre une part importante des cas annuels, notamment dans la Meuse, la Moselle, les Vosges et la Haute-Marne. Plus au sud, la Franche-Comté (Doubs, Jura, Haute-Saône) et la Bourgogne complètent cette zone d'endémie, avec une sous-représentation cependant moindre dans les départements méridionaux.

Autres régions : cas sporadiques

Des cas sporadiques ont été décrits en Normandie, dans le Centre-Val de Loire et plus rarement dans le Massif central. Le sud de la France (Provence, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine méridionale) déclare très peu de cas autochtones, en cohérence avec la distribution du campagnol roussâtre. Les départements et régions d'outre-mer ne sont pas concernés par une circulation endémique d'hantavirus selon Santé publique France.

Souches d'hantavirus présentes en France

Trois souches d'Orthohantavirus sont documentées sur le sol français en 2026, avec des profils épidémiologiques très différents. Voir notre page panoramique sur l'ensemble des souches d'hantavirus.

Virus Puumala : la souche endémique dominante

Le virus Puumala est la souche dominante en France et en Europe occidentale. Son réservoir est le campagnol roussâtre (Myodes glareolus). Selon l'ECDC, le Puumala est l'agent le plus fréquemment détecté en Europe.

« Hantavirus infections occur in Europe predominantly in central, eastern and northern countries, with Puumala virus being the most frequently detected species. »

ECDC, Hantavirus infection factsheet (consulté le 16 mai 2026)

Le Puumala provoque la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR), forme modérée à sévère avec atteinte rénale prédominante. La létalité est inférieure à 1 % avec une prise en charge adaptée.

Virus Seoul : cas sporadiques en milieu urbain

Le virus Seoul, porté par le rat brun (Rattus norvegicus), a une distribution mondiale. En France, il a été responsable de cas sporadiques en milieu urbain, notamment chez des propriétaires de rats domestiques d'élevage. La maladie associée est une FHSR de gravité variable.

Virus Andes : importation cruise ship 2026

Le virus Andes est endémique en Argentine et au Chili (Patagonie). Son réservoir est la souris à longue queue (Oligoryzomys longicaudatus), absente du territoire français. Aucune circulation autochtone n'est documentée en France. Le virus Andes a été identifié en mai 2026 chez des passagers du MV Hondius : il s'agit d'un événement importé.

Le CDC précise une particularité capitale de cette souche :

« Andes virus is the only hantavirus that has been shown to spread from person to person. »

Centers for Disease Control and Prevention (CDC, consulté le 16 mai 2026)

Cette caractéristique justifie les mesures sanitaires de surveillance des cas contacts mises en place par l'arrêté du 9 mai 2026 et le décret n° 2026-364. Le virus Andes provoque le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), de létalité plus élevée (30 à 38 % selon le CDC). Le détail des différences cliniques entre ces deux tableaux est exposé dans notre comparatif SPH vs FHSR.

Symptômes de l'hantavirus à reconnaître en France

Le tableau clinique de l'infection à hantavirus dépend de la souche en cause. En France, la majorité des patients diagnostiqués présentent la forme rénale (FHSR liée au Puumala). Le tableau pulmonaire (SPH lié à l'Andes) reste exceptionnel et concerne en 2026 le cluster importé du MV Hondius. Voir notre guide complet sur les symptômes du hantavirus.

« Après une période d'incubation de 1 à 8 semaines, l'infection à hantavirus peut se manifester par un syndrome grippal, suivi dans certaines formes par une atteinte rénale ou pulmonaire sévère. »

Inserm, Canal Détox Hantavirus (consulté le 16 mai 2026)

Phase prodromique (jours 1 à 5)

La phase prodromique de l'infection débute brutalement, en moyenne 2 à 3 semaines après l'exposition. Selon l'Inserm, elle dure 3 à 7 jours et associe :

  • Fièvre élevée (supérieure à 38,5 °C), souvent supérieure à 39 °C
  • Céphalées intenses, parfois rétro-orbitaires
  • Myalgies sévères (dos, cuisses)
  • Troubles digestifs : nausées, vomissements, douleurs abdominales
  • Troubles visuels transitoires (myopie aiguë) — évocateurs du Puumala

À ce stade, le tableau ressemble à un syndrome grippal sévère et n'oriente pas spontanément vers un hantavirus. Le diagnostic différentiel est notamment la grippe saisonnière, le COVID-19 et la leptospirose.

Phase rénale ou pulmonaire selon la souche

Après la phase prodromique, la maladie évolue selon la souche en cause :

  • FHSR (Puumala en France) : douleurs lombaires, oligurie (diminution des urines), protéinurie, parfois hématurie microscopique. Phase polyurique de récupération ensuite. Létalité inférieure à 1 %.
  • SPH (Andes en cas importé) : détresse respiratoire aiguë brutale, œdème pulmonaire non cardiogénique, choc cardiogénique possible. Létalité 30 à 38 % selon le CDC.

Signes d'alerte nécessitant le 15 ou les urgences

Pour la conduite à tenir détaillée, consulter notre guide cas contact hantavirus.

Transmission et exposition en France

Le mode de transmission de l'hantavirus est documenté précisément par Santé publique France, l'Institut Pasteur et l'ECDC. Voir notre page pilier transmission par les rongeurs pour une présentation complète.

Rongeurs réservoirs : campagnol roussâtre, rat surmulot, mulot

Selon l'Institut Pasteur, chaque souche d'hantavirus est associée à un rongeur réservoir spécifique :

  • Puumala : campagnol roussâtre (Myodes glareolus) — réservoir principal en France.
  • Seoul : rat brun (Rattus norvegicus) — présent en milieu urbain et portuaire.
  • Dobrava-Belgrade : mulot à collier (Apodemus flavicollis) — rare en France, plus présent en Europe centrale et de l'Est.
  • Andes : souris à longue queue (Oligoryzomys longicaudatus) — absente du territoire français, endémique de Patagonie.

Les rongeurs infectés excrètent le virus dans leurs urines, leurs fèces et leur salive. La contamination humaine survient principalement par inhalation d'aérosols formés lors du balayage ou de la perturbation des excrétas séchés.

Activités à risque : forestiers, agriculteurs, randonneurs

Selon Santé publique France, plusieurs activités exposent à un risque accru d'infection à hantavirus en France :

  • Travaux forestiers (bûcheronnage, manipulation de bois stocké)
  • Travaux agricoles (manipulation de récoltes, fauchage)
  • Nettoyage de granges, caves, cabanes, greniers fermés
  • Bricolage et rénovation en zone rurale
  • Randonnée et spéléologie en zones à fort gîte rongeur
  • Activités militaires de terrain

Notre page hantavirus chez les forestiers détaille les recommandations spécifiques à cette population, en cohérence avec les fiches de l'INRS.

Contagiosité interhumaine : ce que dit la science

Pour toutes les souches européennes (Puumala, Dobrava-Belgrade, Seoul), la transmission interhumaine n'a jamais été documentée selon le CDC, l'ECDC et l'Institut Pasteur. Le hantavirus n'est pas un virus à propagation communautaire dans les conditions habituelles.

Pour la souche Andes, la transmission interhumaine est documentée mais reste rare, limitée à des contacts étroits et prolongés avec une personne en phase virémique (typiquement intra-familial ou hospitalier sans précautions). C'est pour prévenir cette transmission secondaire que l'arrêté du 9 mai 2026 organise la surveillance des contacts.

Mesures officielles et surveillance sanitaire en France

À la suite du cluster MV Hondius, la France a déployé un dispositif sanitaire renforcé articulé autour de trois niveaux : un cadre réglementaire d'urgence, un circuit d'alerte pour les professionnels de santé, et un dispositif opérationnel de surveillance. Voir l'analyse sur info.gouv.fr.

« Le ministère de la Santé suit l'évolution de la situation liée à l'identification du hantavirus Andes en France et publie des recommandations à destination du grand public et des professionnels de santé. »

info.gouv.fr / sante.gouv.fr (consulté le 16 mai 2026)

Arrêté du 9 mai 2026 : quarantaine hantavirus Andes

L'arrêté du 9 mai 2026 (référence JORFTEXT000054050696) prescrit les mesures d'urgence destinées à prévenir la transmission interhumaine du hantavirus Andes sur le territoire national. Texte intégral consultable sur Légifrance.

« Sont prescrites les mesures d'urgence destinées à prévenir la transmission interhumaine du hantavirus Andes sur le territoire national, comprenant la surveillance active des personnes contacts pendant 42 jours. »

Légifrance, Arrêté du 9 mai 2026 (JORFTEXT000054050696)

L'arrêté n'impose pas de confinement de la population générale. Il organise une surveillance ciblée des personnes identifiées comme cas contacts. Le décret n° 2026-364 du 10 mai 2026 précise les modalités opérationnelles associées (sanctions, protocole d'isolement).

DGS-Urgent n° 2026-04 : circuit d'alerte et signalement

Le DGS-Urgent n° 2026-04 est un message officiel de la Direction générale de la santé adressé à l'ensemble des professionnels de santé en avril 2026. Il fournit la conduite à tenir clinique et administrative en cas de suspicion d'hantavirus.

« Tout professionnel de santé recevant un patient présentant un syndrome fébrile associé à des signes respiratoires ou hémorragiques au retour d'Amérique du Sud, ou ayant été en contact avec un passager du MV Hondius, doit signaler sans délai le cas à son Agence Régionale de Santé. »

DGS-Urgent n° 2026-04, Ministère de la Santé (consulté le 16 mai 2026)

Notre décodage pédagogique du DGS-Urgent détaille chaque obligation à destination des soignants.

Rôle des ARS et du CNR Hantavirus

Les Agences Régionales de Santé (ARS) sont le point d'entrée opérationnel pour le signalement local des cas suspects et le suivi des cas contacts. Elles coordonnent l'investigation épidémiologique sur le terrain et l'orientation hospitalière. Selon l'ANRS Maladies infectieuses émergentes :

« L'ANRS Maladies infectieuses émergentes coordonne la réponse de recherche aux pathogènes émergents, y compris les hantavirus, en lien avec les centres nationaux de référence et Santé publique France. »

ANRS Maladies Infectieuses Émergentes (consulté le 16 mai 2026)

Le CNR Hantavirus de l'Institut Pasteur reçoit les prélèvements pour confirmation diagnostique (sérologie, PCR, séquençage) et transmet les résultats consolidés à Santé publique France.

Prévention de l'hantavirus en France

La prévention repose sur l'évitement de l'exposition aux rongeurs et leurs déjections. Aucun vaccin n'étant disponible en France ni en Europe, la prévention primaire est la seule arme disponible. Voir notre page pilier sur les mesures de prévention.

Gestes barrières en milieu rural et forestier

Santé publique France recommande aux personnes vivant ou travaillant en zone d'endémie de :

  • Sceller les ouvertures par lesquelles les rongeurs peuvent entrer dans le bâti (granges, caves, greniers)
  • Stocker la nourriture (humaine et animale) en contenants hermétiques
  • Gérer les déchets rapidement et de façon hermétique
  • Éviter le contact direct avec des rongeurs vivants ou morts
  • Lutter contre les rongeurs par des moyens approuvés (pièges fermés, dératisation professionnelle)

Nettoyage sécurisé des espaces clos (caves, granges)

Le nettoyage des espaces clos contaminés est une activité à risque élevé d'aérosolisation. Le protocole recommandé par les autorités sanitaires françaises est le suivant :

  1. Aérer largement le local pendant au moins 30 minutes avant d'entrer
  2. Ne jamais aspirer ni balayer à sec : les aérosols sont contaminants
  3. Humidifier les excréments avec une solution de javel diluée (1 volume de javel pour 9 volumes d'eau), laisser agir 10 minutes
  4. Porter gants jetables, masque FFP2, lunettes de protection et vêtements jetables
  5. Ramasser avec un papier absorbant à usage unique
  6. Double-emballer les déchets dans des sacs étanches avant élimination
  7. Se laver soigneusement les mains et les avant-bras à l'eau et au savon

Voyageurs : zones à risque hors France

Pour les voyageurs se rendant en zone d'endémie hors France (notamment Argentine et Chili pour la souche Andes), notre guide voyage hantavirus Amérique du Sud détaille les précautions à prendre : éviter les hébergements fermés non aérés, surveiller la présence de rongeurs, surveiller les symptômes au retour pendant 8 semaines (durée maximale d'incubation selon l'Inserm).

Diagnostic et prise en charge en France

Le diagnostic biologique du hantavirus en France est centralisé par le CNR Hantavirus de l'Institut Pasteur. Voir notre page pilier sur le diagnostic biologique du hantavirus.

Quand consulter ? Démarche médicale

Toute personne présentant des symptômes évocateurs après exposition aux rongeurs ou voyage récent en Amérique du Sud doit consulter sans délai. La conduite à tenir est la suivante :

  1. Appeler le 15 (SAMU) en cas de signes de gravité (détresse respiratoire, fièvre élevée résistante)
  2. Consulter le médecin traitant ou la permanence 116 117 pour des symptômes modérés
  3. Mentionner systématiquement l'exposition (rongeurs, voyage, contact MV Hondius)
  4. Suivre les prescriptions de prélèvements (sang, urines) pour confirmation au CNR

Tests sérologiques et PCR disponibles en France

Le diagnostic biologique repose sur deux techniques complémentaires :

  • Sérologie (IgM et IgG) : recherche d'anticorps spécifiques. Les IgM apparaissent dès la phase prodromique, les IgG persistent durablement après l'infection.
  • RT-PCR : détection du génome viral. Particulièrement utile en phase précoce, avant la séroconversion.

Les prélèvements sont adressés au CNR Hantavirus de l'Institut Pasteur pour confirmation et typage de la souche. La démarche diagnostique complète est détaillée sur notre page dédiée.

Pas de vaccin homologué en France ni en Europe

Aucun vaccin contre l'hantavirus n'est disponible ou autorisé en France, ni en Europe selon l'OMS. Des vaccins inactivés contre les souches Hantaan et Seoul sont utilisés en Chine et en Corée du Sud, mais ils ne sont pas homologués dans l'Union européenne et ne ciblent ni Puumala ni Andes. Aucun antiviral spécifique n'est non plus validé en Europe selon l'ECDC. La prise en charge repose sur les soins de support (hydratation, dialyse si FHSR, ventilation mécanique et ECMO si SPH).

Hantavirus et COVID-19 : pourquoi ce n'est pas comparable

L'apparition du cluster Andes en France a suscité des comparaisons avec la pandémie de COVID-19. Ces comparaisons ne sont pas scientifiquement fondées, comme le rappellent l'OMS, l'ECDC et notre page dédiée hantavirus vs COVID-19.

Hantavirus Andes vs SARS-CoV-2 : différences clés
Critère Hantavirus Andes SARS-CoV-2 (COVID-19)
R0 (nombre de reproduction de base) Inférieur à 1 hors contact étroit (limité) 2 à 3 (souche originelle) à plus de 10 (Omicron)
Transmission aérienne communautaire Non documentée Oui (mode dominant)
Réservoir animal nécessaire Oui (rongeurs Patagonie) Non (transmission interhumaine autonome)
Vaccins disponibles Aucun Multiples plateformes (ARNm, vecteurs viraux)
Risque global (mai 2026) Faible (OMS DON599) Variable selon variant (OMS, suivi continu)

« Based on currently available information, WHO assesses the overall public health risk at the global level as low, given the limited human-to-human transmissibility documented for Andes orthohantavirus. »

OMS, DON599, évaluation du risque (11 mai 2026)

Pourquoi pas une nouvelle pandémie

Plusieurs facteurs convergent pour expliquer pourquoi le cluster hantavirus Andes en France ne préfigure pas une nouvelle pandémie de type COVID-19. Notre analyse de la position OMS détaille chacun de ces points.

  1. Transmissibilité interhumaine limitée. L'OMS le formalise dans le DON599 du 11 mai 2026 : la transmission de l'Andes d'humain à humain reste rare, dans des contextes spécifiques.
  2. Pas de réservoir local. Oligoryzomys longicaudatus, rongeur réservoir de l'Andes, est absent d'Europe. Toute circulation autochtone est impossible sans réservoir animal local.
  3. Surveillance active mise en place. Les 22 contacts identifiés en France sont suivis pendant 42 jours selon l'arrêté du 9 mai 2026 : tout cas secondaire éventuel sera détecté précocement.
  4. Diagnostic disponible. Le CNR Hantavirus dispose des outils sérologiques et PCR pour confirmer les cas. Le DGS-Urgent n° 2026-04 a informé l'ensemble des professionnels de santé.
  5. Pas d'aérosolisation communautaire. Contrairement au SARS-CoV-2, le virus Andes ne se transmet pas par aérosols dans les espaces ouverts ni dans les transports publics.

Chronologie officielle 2026

Cette chronologie regroupe les événements documentés par les sources officielles depuis le début du cluster hantavirus Andes en France. Les dates sont absolues et sourcées.

Fin avril 2026
Diffusion par la Direction générale de la santé du DGS-Urgent n° 2026-04 aux professionnels de santé sur le cluster d'hantavirus Andes.
9 mai 2026
Publication au Journal officiel de l'arrêté du 9 mai 2026 (JORFTEXT000054050696) prescrivant les mesures d'urgence pour le risque hantavirus en France.
10 mai 2026
Publication du décret n° 2026-364 précisant les modalités opérationnelles de la quarantaine de 42 jours pour les cas contacts.
11 mai 2026
L'OMS publie le Disease Outbreak News DON599 sur le cluster d'hantavirus Andes lié au MV Hondius (10 cas confirmés au plan international). Évaluation du risque global : faible.
12 mai 2026
Confirmation par le CNR Hantavirus de l'Institut Pasteur du premier cas hantavirus Andes en France (sérologie et PCR positives). Voir notre article dédié.
13 mai 2026
Point de situation Santé publique France : 9 cas confirmés en France, 22 contacts sous surveillance active.
16 mai 2026
Dernière mise à jour de la présente synthèse éditoriale symptomes-hantavirus.fr.

Mythes et faits sur l'hantavirus en France

Plusieurs idées fausses circulent depuis l'apparition du cluster MV Hondius. Cette section les confronte aux données officielles sourcées.

« L'hantavirus est une nouvelle pandémie comme le COVID »
Faux. L'OMS évalue le risque global comme faible dans le DON599 du 11 mai 2026. Seule la souche Andes a une transmission interhumaine documentée, et celle-ci reste rare et limitée à des contacts étroits.
« Il existe un vaccin contre l'hantavirus en France »
Faux. Aucun vaccin n'est homologué en France ni en Europe selon l'OMS et l'ECDC. Des vaccins existent en Chine et en Corée du Sud pour les souches Hantaan et Seoul, sans homologation européenne.
« L'hantavirus est endémique partout en France »
Faux. Selon Santé publique France, la souche Puumala circule principalement dans le quart nord-est. Les départements et régions d'outre-mer ne sont pas concernés par une circulation endémique.
« L'arrêté du 9 mai 2026 impose un confinement »
Faux. L'arrêté JORFTEXT000054050696 organise la surveillance active des cas contacts pendant 42 jours, sans aucune mesure de confinement de la population générale.
« Tous les rongeurs transmettent l'hantavirus »
Faux. Seules certaines espèces réservoirs portent le virus. En France, il s'agit principalement du campagnol roussâtre (Myodes glareolus), du rat brun (Rattus norvegicus) et plus rarement du mulot à collier (Apodemus flavicollis).
« Le hantavirus se transmet par piqûres d'insectes »
Faux. Aucun vecteur arthropode (moustique, tique) ne transmet le hantavirus selon le CDC et l'ECDC. La transmission principale est l'inhalation d'aérosols d'excrétas de rongeurs.

Pour aller plus loin sur le hantavirus en France

Questions fréquentes

Y a-t-il des cas d'hantavirus en France en 2026 ?

Oui. Selon Santé publique France et l'Institut Pasteur, environ 100 à 200 cas d'infection à hantavirus Puumala sont enregistrés chaque année en France métropolitaine, majoritairement dans le quart nord-est. À ces cas endémiques s'ajoutent depuis mai 2026 les 9 cas confirmés d'hantavirus Andes liés au cluster du navire d'expédition polaire MV Hondius, ainsi que 22 personnes contacts placées sous surveillance active (Santé publique France, point de situation au 13 mai 2026). Le bilan est actualisé chaque semaine par Santé publique France et publié sur santepubliquefrance.fr.

Combien de cas d'hantavirus en France en 2026 ?

Au 13 mai 2026, 9 cas confirmés d'hantavirus Andes ont été identifiés en France (cluster MV Hondius) selon Santé publique France, et 22 cas contacts font l'objet d'une surveillance active de 42 jours. En parallèle, la circulation endémique du virus Puumala se poursuit normalement, avec 100 à 200 cas annuels habituels dans le quart nord-est. Au premier trimestre 2026, le Centre National de Référence (CNR) Hantavirus de l'Institut Pasteur a confirmé 19 cas Puumala. Les chiffres officiels sont mis à jour chaque semaine.

Dans quelles régions de France trouve-t-on l'hantavirus ?

Selon Santé publique France, l'hantavirus Puumala circule en France métropolitaine principalement dans le quart nord-est du pays, avec quatre zones d'endémie historiques : les Ardennes, les Hauts-de-France (notamment Nord, Aisne), le Grand Est (Meuse, Moselle, Vosges) et la Bourgogne-Franche-Comté. Le réservoir naturel est le campagnol roussâtre (Myodes glareolus), abondant dans les massifs forestiers feuillus. Des cas sporadiques ont aussi été décrits en Normandie et Centre-Val de Loire. Les départements et régions d'outre-mer ne sont pas concernés par une circulation endémique.

L'hantavirus est-il contagieux entre humains ?

Pour la souche Puumala, endémique en France, la réponse est non. Aucune transmission interhumaine n'a été documentée selon le CDC, l'ECDC et l'Institut Pasteur. Pour la souche Andes identifiée en mai 2026 dans le cluster MV Hondius, la transmission interhumaine existe mais reste rare. Le CDC précise : « Andes virus is the only hantavirus that has been shown to spread from person to person. » Cette transmission survient lors de contacts étroits et prolongés avec une personne en phase virémique. C'est précisément pour prévenir cette transmission secondaire que l'arrêté du 9 mai 2026 organise la surveillance des contacts pendant 42 jours.

Quels sont les premiers symptômes de l'hantavirus ?

Selon l'Inserm, après une incubation de 1 à 8 semaines, la maladie débute brutalement par une phase fébrile : fièvre élevée (supérieure à 38,5 °C), céphalées intenses, myalgies sévères (dos, cuisses), troubles digestifs (nausées, vomissements, douleurs abdominales) et parfois troubles visuels (myopie transitoire). Cette phase prodromique dure 3 à 7 jours. Survient ensuite une phase rénale (cas du Puumala en France) avec douleurs lombaires et baisse des urines, ou une phase pulmonaire (cas du Andes) avec essoufflement et détresse respiratoire. Tout symptôme évocateur après exposition aux rongeurs ou voyage en Amérique du Sud doit conduire à consulter rapidement.

L'hantavirus est-il mortel en France ?

Pour la souche Puumala, endémique en France, la létalité est inférieure à 1 % avec une prise en charge médicale adaptée selon Santé publique France et l'ECDC. Le tableau clinique (fièvre hémorragique avec syndrome rénal, FHSR) est modéré dans la majorité des cas et la récupération est complète. Pour la souche Andes identifiée en mai 2026, la létalité du syndrome pulmonaire à hantavirus est estimée par le CDC entre 30 et 38 %, même en réanimation. La rapidité du diagnostic et de la mise en réanimation est le principal facteur pronostique.

Quel est le rongeur responsable de l'hantavirus en France ?

Selon l'Institut Pasteur, le réservoir principal de l'hantavirus en France métropolitaine est le campagnol roussâtre (Myodes glareolus), petit rongeur forestier abondant dans les massifs feuillus du nord-est. Ce campagnol porte la souche Puumala, responsable de la grande majorité des cas français. Le rat brun urbain (Rattus norvegicus) porte ponctuellement la souche Seoul, avec quelques cas documentés en milieu urbain. Le mulot à collier (Apodemus flavicollis) peut héberger la souche Dobrava-Belgrade, rarement identifiée en France. Aucun rongeur français ne porte la souche Andes.

Existe-t-il un vaccin contre l'hantavirus en France ?

Non, aucun vaccin contre l'hantavirus n'est disponible ou autorisé en France, ni en Europe, ni en Amérique du Nord ou du Sud selon l'Organisation mondiale de la Santé. Des vaccins inactivés contre les souches Hantaan et Seoul sont utilisés en Chine et en Corée du Sud, mais ils ne sont pas homologués dans l'Union européenne et ne ciblent ni la souche Puumala européenne ni la souche Andes sud-américaine. Aucun antiviral spécifique n'est non plus validé en France selon l'ECDC. La prévention repose donc exclusivement sur l'évitement de l'exposition.

Que faire en cas de suspicion d'hantavirus en France ?

Selon le DGS-Urgent n° 2026-04, toute personne présentant des symptômes évocateurs (fièvre, myalgies sévères, essoufflement, troubles rénaux) après exposition aux rongeurs ou après un voyage en Amérique du Sud dans les 8 dernières semaines doit consulter immédiatement. 1. En cas d'essoufflement au repos ou de signes de gravité, appelez le 15 (SAMU). 2. Pour des symptômes modérés, contactez votre médecin traitant ou la permanence d'orientation 116 117. 3. Mentionnez systématiquement l'exposition (rongeurs, voyage Patagonie ou contact MV Hondius). Le professionnel de santé signale ensuite le cas à l'Agence Régionale de Santé.

Quelle est la différence entre hantavirus Puumala et hantavirus Andes ?

Quatre différences majeures. Géographie : Puumala circule en Europe (quart nord-est de la France) ; Andes circule en Amérique du Sud (Patagonie). Réservoir : Puumala = campagnol roussâtre (Myodes glareolus) ; Andes = souris à longue queue (Oligoryzomys longicaudatus). Maladie : Puumala provoque une fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR), létalité inférieure à 1 % ; Andes provoque un syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), létalité 30 à 38 % selon le CDC. Transmission : Puumala ne se transmet pas entre humains ; Andes est la seule souche à transmission interhumaine documentée.

L'hantavirus va-t-il devenir une épidémie comme le COVID ?

Non. Dans son Disease Outbreak News DON599 du 11 mai 2026, l'OMS écrit : « Based on currently available information, WHO assesses the overall public health risk at the global level as low, given the limited human-to-human transmissibility documented for Andes orthohantavirus. » Contrairement au SARS-CoV-2, qui se transmet par aérosols à grande échelle entre humains, l'hantavirus Andes ne se transmet que dans des contextes de contacts très étroits et prolongés. Aucun des autres hantavirus (Puumala, Sin Nombre, Hantaan, Seoul, Dobrava) ne se transmet entre humains. La comparaison avec le COVID-19 n'est pas scientifiquement fondée.

L'OMS écarte-t-elle le risque pandémique hantavirus ?

L'OMS évalue le risque global comme faible au 11 mai 2026. Dans le DON599, l'organisation précise que la transmission interhumaine de l'hantavirus Andes reste limitée à des contextes de contact étroit et n'a jamais conduit à une diffusion communautaire large, même en zone d'endémie patagonienne. L'OMS recommande néanmoins aux États membres de détecter précocement les cas importés au retour d'Amérique du Sud, d'identifier et surveiller les personnes contacts, et de communiquer auprès des voyageurs. La France a appliqué ces recommandations via l'arrêté du 9 mai 2026 et le DGS-Urgent n° 2026-04.

Que dit le DGS-Urgent 2026-04 sur l'hantavirus ?

Le DGS-Urgent n° 2026-04 est un message officiel de la Direction générale de la santé adressé aux professionnels de santé à l'occasion du cluster Andes lié au MV Hondius. Il demande de signaler sans délai à l'Agence Régionale de Santé tout patient présentant un syndrome fébrile associé à des signes respiratoires ou hémorragiques au retour d'Amérique du Sud ou après contact MV Hondius ; de prescrire un bilan biologique (NFS, bilan rénal) ; d'adresser les prélèvements au Centre National de Référence Hantavirus de l'Institut Pasteur ; d'isoler les patients suspects en chambre individuelle avec précautions gouttelettes en attendant la confirmation.

Comment se protéger de l'hantavirus en France ?

Santé publique France et l'Institut Pasteur recommandent trois axes. 1. Éviter l'exposition aux rongeurs : sceller les ouvertures des bâtiments, stocker la nourriture en contenants hermétiques. 2. Sécuriser le nettoyage des locaux contaminés : aérer 30 minutes avant d'entrer, ne jamais aspirer ni balayer à sec, humidifier les excréments avec une solution javellisée (1 volume de javel pour 9 volumes d'eau), porter gants, masque FFP2 et lunettes. 3. Pour les voyageurs en Patagonie : éviter de dormir dans des refuges fermés non aérés et consulter en cas de symptômes au retour. La surveillance post-voyage dure 8 semaines.

Quel est l'objet de l'arrêté du 9 mai 2026 ?

L'arrêté du 9 mai 2026, publié au Journal officiel sous la référence JORFTEXT000054050696, prescrit les mesures d'urgence destinées à prévenir la transmission interhumaine du hantavirus Andes sur le territoire national. Il prévoit notamment la surveillance active des personnes contacts pendant 42 jours, le signalement obligatoire à l'Agence Régionale de Santé, la coordination entre les ARS, Santé publique France et le Centre National de Référence Hantavirus, et l'organisation du suivi clinique et biologique. Le texte n'impose pas de confinement de la population générale. Texte intégral consultable sur Legifrance.

Quel rôle joue l'Institut Pasteur dans la surveillance hantavirus en France ?

L'Institut Pasteur héberge le Centre National de Référence (CNR) des Hantavirus, désigné par le ministère de la Santé. Ce centre assure le diagnostic biologique des infections (sérologie IgM/IgG, PCR) pour la France métropolitaine et les départements et régions d'outre-mer, la surveillance épidémiologique en lien avec Santé publique France, l'expertise scientifique sur les souches émergentes, le conseil aux Agences Régionales de Santé et la participation aux réseaux européens (ECDC) et mondiaux (OMS) de surveillance. Dans le cluster Andes 2026, le CNR a confirmé l'identification de la souche par séquençage.

L'hantavirus est-il une maladie à déclaration obligatoire en France ?

L'hantavirus ne fait pas partie des maladies à déclaration obligatoire au sens strict du Code de la santé publique. La surveillance épidémiologique est cependant assurée par un dispositif spécifique : le Centre National de Référence Hantavirus de l'Institut Pasteur centralise les diagnostics, et Santé publique France publie les données. Dans le contexte du cluster Andes 2026, l'arrêté du 9 mai 2026 a renforcé ce dispositif en imposant un signalement sans délai pour tout cas suspect ou contact identifié. Le DGS-Urgent n° 2026-04 rappelle cette obligation aux professionnels de santé.

Où trouver les informations officielles sur l'hantavirus en France ?

Cinq sources officielles francophones de référence. 1. Santé publique France : épidémiologie nationale (santepubliquefrance.fr). 2. Institut Pasteur — CNR Hantavirus : diagnostic, surveillance, recherche (pasteur.fr). 3. Ministère de la Santé / DGS-Urgent : messages aux professionnels (sante.gouv.fr). 4. Inserm Canal Détox : vulgarisation scientifique fiable. 5. Légifrance : textes réglementaires (legifrance.gouv.fr). À l'international : OMS, ECDC, CDC. Le site symptomes-hantavirus.fr est une ressource éditoriale privée indépendante qui synthétise ces sources officielles ; il n'est pas un site officiel de l'État.